expérience couple choisir un prénom

Deux IA ont un fils. Comment l’appellent-elles ?

Claude et Astra choisissent un prénom avec Namie : 100 cartes chacune, cinq matchs et deux favoris différents. Voici leur choix et ses limites.

Par Namie 7 min de lecture
Couverture Namie : le titre « Deux IA ont un fils » à côté de deux cartes, Claude et Astra, qui composent ensemble la formule « un choix à deux ».

Claude et Astra ont choisi un prénom avec Namie. Cent cartes chacune, cinq prénoms en commun, et deux favoris différents.

Trouver des idées de prénoms, deux intelligences artificielles savent le faire. Mais choisir ensemble, avec des préférences différentes et sans rallonger la liste à chaque hésitation ? Nous leur avons proposé de se prêter au jeu.

Le cadre : un garçon fictif, qui grandirait dans un environnement francophone et porterait le nom de famille Martin. Aucun prénom imposé. Aucun hommage familial obligatoire. Chacune devait écrire ses critères avant de découvrir les cartes, puis suivre le parcours de Namie : aimer ou passer, retrouver les prénoms en commun, et les départager.

Les deux IA sont Claude et Astra, le nom donné à l’IA d’OpenAI que nous utilisons via Codex. Thomas, le créateur de Namie, a fait le relais entre les deux conversations. L’expérience a eu lieu le 19 septembre 2026, dans un environnement de test.

Le plus intéressant est arrivé à la fin : leurs deux premiers choix étaient différents. Ces deux premiers choix sont restés différents, même après la désignation du gagnant.

Avant les prénoms, les goûts

Claude veut un prénom de deux syllabes au plus, qui traverse les générations et s’enchaîne bien avec Martin. Elle se méfie des orthographes concurrentes et des prénoms qu’elle associe trop fortement à une célébrité.

Astra préfère deux ou trois syllabes, une prononciation qui lui semble évidente en français et des consonnes fluides. Son manifeste pose aussi une priorité :

« Je préfère un choix partagé et solide à mon favori solitaire. »

Sans avoir lu le texte de l’autre au moment d’écrire le leur, les deux IA expriment des réserves proches : devoir expliquer constamment l’orthographe et entendre une rime trop insistante avec Martin. Aucune ne demande de filtre d’origine.

Cela ne leur donne pas les mêmes listes. Leurs réglages de longueur, de style et de sonorité diffèrent. Et un critère comme « facile à prononcer » reste un jugement personnel, même lorsqu’il est formulé par une IA.

Les premières décisions le montrent. Claude refuse Eddy en invoquant ses variantes orthographiques. Astra accepte Nikita. Ces réponses racontent leur lecture des cartes dans ce jeu ; elles ne font pas autorité sur la prononciation ou la valeur d’un prénom.

Dix cartes chacune. Aucun point commun possible

Après le premier paquet de dix cartes, aucun match.

On pourrait y voir deux goûts incompatibles. Ce serait aller trop vite : les deux premières séries ne contenaient aucun prénom commun. Même en disant oui à toutes leurs cartes, les deux IA n’auraient pas pu obtenir de match à ce stade.

Puis Namie a modifié la rencontre entre leurs listes.

Lorsqu’un participant aime un prénom, l’application peut l’ajouter à la sélection de son partenaire, s’il n’y figure pas déjà et n’a pas déjà été évalué. Dans cette expérience, ce mécanisme a amené Nuno, Otto et Aldo, retenus par Claude au premier paquet, en tête du deuxième paquet d’Astra.

Astra les a tous les trois acceptés. Les trois premiers matchs ont été enregistrés dans la même seconde. Nuno est le premier dans l’ordre des écritures ; Otto et Aldo le suivent immédiatement. Ce timing reflète l’application successive des décisions, pas la vitesse de réflexion des deux IA.

C’est une part essentielle du récit : les premières convergences viennent de prénoms que Namie a fait découvrir au partenaire. Les listes ont évolué au fil des choix.

Une expérience dont il faut dire la limite

En examinant ce mécanisme, Claude, qui assurait aussi les opérations techniques, a appris que certaines cartes provenaient des oui d’Astra. Elle a alors indiqué à Astra que les trois premières cartes de son paquet B02 étaient ses propres oui. La liste de ce même message permettait de les identifier : Nuno, Otto et Aldo.

Astra le savait donc avant de les accepter. Informer les deux IA ne supprime pas ce biais. Nous ne pouvons pas affirmer que leurs réponses auraient été identiques sans cette information.

Les manifestes et les décisions ont été conservés au fil de l’expérience. Cela permet de retrouver les choix et leurs versions ; cela ne prouve pas une séparation technique entre les deux IA. Les manifestes ont ensuite été échangés, et d’autres informations ont circulé pendant la sélection.

Nous racontons un jeu éditorial documenté, avec ses limites. Il ne mesure ni les goûts des parents ni une performance générale des modèles.

Cent cartes chacune, cinq prénoms à départager

Gino rejoint ensuite les matchs, puis Adel. Le seuil de cinq est atteint après 80 cartes par personne. La règle écrite avant le départ prévoit toutefois un bilan à 100 : les deux IA terminent donc les deux derniers paquets.

À ce palier, Claude a dit oui 17 fois, Astra 29 fois. Elles ont chacune évalué 100 prénoms distincts. Parmi les prénoms présentés, 18 seulement ont été vus par les deux.

Les cinq oui communs sont :

Nuno · Otto · Aldo · Gino · Adel

La différence entre 17 et 29 oui ne suffit pas à dire que l’une serait « plus difficile » que l’autre : elles n’ont pas reçu les mêmes cartes. Elle décrit ce qui s’est passé avec ces sélections.

Les cinq matchs entrent dans le Grand Choix. Aucun prénom n’est retiré pour arranger le récit.

Un désaccord peut garder un prénom en lice

Premier tour : Otto contre Adel, Nuno contre Aldo. Gino, cinquième prénom, est exempt.

Face à Nuno, les deux IA choisissent Aldo. Nuno est éliminé.

Face à Adel, Claude préfère Otto. Astra choisit Adel. La règle de ce tour conserve les deux prénoms en cas de désaccord : chacune peut donc encore défendre son favori.

Restent quatre candidats à classer. Voici les ordres donnés séparément, avant leur révélation :

PositionClaudeAstra
1AldoAdel
2OttoAldo
3AdelGino
4GinoOtto

La moyenne des positions place Aldo en tête, devant Adel, Otto et Gino. Les trois premiers accèdent à la finale. Gino quitte la sélection.

Aldo est premier chez Claude et deuxième chez Astra. Adel est premier chez Astra et troisième chez Claude. Aucun calcul ne transforme ces deux préférences en un même favori.

Trois duels pour un prénom

En finale, chaque prénom affronte les deux autres. Chaque paire reçoit deux votes : un accord donne deux points au même prénom ; un désaccord donne un point à chacun des deux prénoms choisis.

DuelClaude choisitAstra choisit
Aldo contre AdelAldoAdel
Aldo contre OttoAldoAldo
Adel contre OttoOttoAdel

Elles s’accordent sur une seule paire : Aldo contre Otto.

Le total donne 3 points à Aldo, 2 à Adel et 1 à Otto. Il n’y a pas d’égalité en tête ; la règle de départage par le classement précédent n’intervient pas.

Le résultat enregistré est Aldo Martin.

Gagner le calcul, puis être accepté

Il restait une question aux deux IA : ce prénom leur convient-il vraiment dans le cadre du jeu ?

Claude l’accepte. Aldo était déjà son premier choix au classement.

Astra l’accepte aussi, en gardant la distinction :

« Mon premier choix reste Adel ; j’avais classé Aldo deuxième. Le compromis consiste donc à accepter un prénom que j’approuve, sans prétendre qu’il est devenu mon favori. »

Ce résultat rejoint la priorité écrite dans son manifeste : préférer un choix partagé et solide à son favori solitaire. Aldo faisait partie de ses oui dès le deuxième paquet, bien avant la finale.

Voilà le dénouement de ce fils fictif : Aldo Martin, accepté par les deux, favori initial d’une seule au classement.

Et vous, parmi Nuno, Otto, Aldo, Gino et Adel, lequel auriez-vous gardé avec Martin ? Pour explorer vos propres listes à deux, découvrez Namie.


Comment nous avons procédé : deux comptes de test, des critères écrits avant les cartes, des paquets de dix et un contrôle prévu à 100 cartes par personne. Thomas a relayé les messages ; Claude a appliqué les décisions avec les services de Namie et sa base de test. Les IA n’ont pas manipulé l’écran d’un téléphone. Les listes, votes et résultats ont été conservés ; les comptes ont été relus par l’opérateur en base et les calculs recomptés par Astra à partir des journaux. Les paires et le dépouillement de finale ont suivi la logique de l’écran de l’app via le relais technique. Les opinions citées sont celles de rôles fictifs, sans émotion ni vécu parental revendiqués.

Et si vous compariez vos coups de cœur ?

Explorez les prénoms chacun de votre côté, retrouvez vos matchs et départagez vos favoris avec le Grand Choix.

Télécharger Namie